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| | Se protéger du mal que l'on ne ressent pas. [Privé à Louis] | |
| | Auteur | Message |
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Victoria Blake Administratrice

Messages: 9 Points: 15 Date d'inscription: 11/09/2011
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 | Sujet: Se protéger du mal que l'on ne ressent pas. [Privé à Louis] Dim 27 Nov - 20:29 | |
| Ce matin; une côte fêlée, une entorse au poignet droit et la clavicule fracturée. C'était une combinaison tout à fait nouvelle et assez originale. D'ailleurs comment avait-elle pu s'être amochée à ce point ? Victoria elle-même ne se souvient que de brefs détails. Un rêve plutôt désagréable, un lit en hauteur, le plafond, le sol. À vrai dire, il était grand temps qu'elle s'achète un nouveau lit. L'échelle ainsi que les barrières pour ne pas tomber n'y était plus. Chaque soirs, la brunette faisait des prouesses pour atteindre son matelas et cela va sans dire que ce n'était pas toujours chose facile. Assise par terre, Victoria regarda ses membres se reconstitués et les tissus de sa peaux se régénérés. Puis, en moins d'une minute, elle se leva. C'était si facile être Victoria. L'heure suivante, elle s'habillait et se faisait à déjeuné en jonglant avec des raisins qui au fur et à mesure qu'elle les lançait, atterrissaient dans sa bouche. Près d'un quart d'heure plus tard, Victoria traversait la rue les yeux fermés et faisait la roue au beau milieu d'un parc. Quelques minutes passèrent et elle entrait dans le centre sportif en se plaquant vigoureusement le dos contre la porte d'entrée.
Presque machinalement, Victoria se dirigea vers l'aile des arts martiaux. La salle était vide, comme à son habitude. Mais dans quel monde avait-elle aboutie pour être la seule à pratiquer des techniques d'auto-défenses ? Oui, ironiquement, c'était semble-t-il la seule à s'exercer pour ne pas se voir couverte de blessures. Très sociable, Victoria n'était pas habituée à la solitude, mais depuis qu'elle était ici, personne ne semblait la connaître et nul s'intéressait à faire connaissance. Certains semblaient beaucoup trop dangereux. Enfaite, il n'y avait rien qu'elle n'avait pas vu depuis qu'elle était sur le nuage. Des baguettes magiques, des adolescentes qui crachent du feu, des balais volants, des animaux qui parlent... À bien y penser, Victoria commençait à croire qu'elle avait abouti dans un monde pour ceux qui possédent des dons spéciaux, comme elle. Mais alors, comment se faisait-il qu'elle n'avait nul traces de ses anciennes amies de Crystal Castle ? Où se trouvaient les gens qui comprenait ce qu'elle était ? Ceux qui ne grimaçait pas lorsqu'elle se remboîtait machinalement l'épaule ? Bien sûre, elle ne les avait pas encore trouvés.
Seule dans cette immense pièce, Victoria culbutait, s'élançait dans les airs et donnait des coups de pied à la hauteur de sa tête. Elle se sentait complètement coupée du monde lorsqu'elle exécutait ses prises et ses coups, c'était comme si elle était en transe. Elle suait abondement, mais cela lui rappelait comment le sport lui faisait du bien et comment le karaté était difficile à métriser. La brunette resserra sa ceinture poursuivit sa chorégraphie. Son kimono était resté miraculeusement blanc, mais avec le temps sa ceinture verte s'était usée et devenait toujours un peu plus sale. Dans ce monde où les gradations de ceinture n'existent pas, Victoria souhaitait qu'avec un peu de temps, elle deviendrait noir. Enfin, elle pourrait dire qu'elle aurait atteint son objectif...
Lorsqu'elle s'arrêta, ce fut pour boire un peu d'eau. Elle se dirigea vers l'entrée où elle avait nonchalamment déposé son sac par terre. En relevant la tête, elle aperçut un homme. Il était plus âgée qu'elle, d'au moins une dizaine d'année. Il avait l'air froid, mais étrangement souriant. L'homme avait son bras tout juste appuyé contre le cadre de porte et regardait la demoiselle. Victoria ne s'était pas aperçut de sa présence, mais cela semblait faire longtemps qu'il y était. Voyant qu'il ne partait pas, Victoria lui sourit.
« Si vous voulez vous entraîner, je peux vous laisser la moitié de la salle. »
Victoria n'attendit pas sa réponse avant de ranger sa bouteille dans son sac. Elle se releva et regardit à son tour celui qui se présentait à elle. S'il voulait vraiment s'entraîner lui aussi, elle devrait donc s'ajuster pour ne pas trop exagérer ses mouvements; la pièce était si petite! On aurait dit les dimensions d'une salle de classe, mais décorée d'affiches et de plantes dans les racoins. Il y avait également un miroir sur l'un des murs. C'était assez utile, autant pour la danse que pour les arts martiaux. Finalement, une armoire avec des équipements de toutes sortes se trouvait au fond. Victoria jeta autour d'elle un regard circulaire, posa ses mains sur ses hanches et tendit l'oreille : l'inconnu venait de prendre la parole.
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|  | | Louis De Rothschild

Messages: 27 Points: 47 Date d'inscription: 24/10/2011
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 | Sujet: Re: Se protéger du mal que l'on ne ressent pas. [Privé à Louis] Mer 4 Jan - 15:08 | |
| *Flash-back*
- Très bien De Rothschild ! Vraiment très bien ! Le Poufsouffle avait levé sa baguette une nouvelle fois sur la pauvre espionne. Cette dernière, aussi pathétique qu’un animal à l’agonie, se tortillait sur le sol. Elle pleurait de douleur mais surtout de peur. Un mangemort, plus âgé que lui, posait des questions. Lui, avait un autre rôle : Faire parler et être le plus douloureux possible. A chaque question non répondue, une dent tombait et le sang coulait. Sans compter les endoloris infligés à tour de bras. Les mangemorts présents applaudissaient, riaient, le félicitaient. Comment cet interrogatoire s’était-il terminé ?
*Fin du Flash Back* Nul souvenir. Les yeux ouverts, allongé sur son lit, dos à la porte, Louis se souvenait. Les remords le tenaillaient ces temps derniers. Etait-ce l’effet de cet endroit ? Avec tout le mal commis, pourquoi n’avait-il pas atterrit en enfer ? Ou alors, sa punition divine était d’épouser sa cruche de fiancée. Exactement. Sa dette était payée. L’avoir dans les pattes tous les jours, mais quelle plaie… partager son lit, encore pire. Ce n’était pas pour rien que la moitié du temps il s’endormait dans son bureau. Le seul endroit où personne n’avait le droit d’entrer. Cet endroit lui manquait atrocement. Un bureau en bois de chêne. Ses plumes en bon état. Ses nombreux livres d’alchimie et de potions. Ses rêves d’évasion et ses projets. Envolés. Disparus. Brisé en mille éclats. Il ne lui restait plus qu’un objet de son ancienne vie. Il venait tout juste de le retrouver. Un fin serpent en argent enroulé autour de son poignet. Et bien entendu, indissociable. Ses deux yeux noirs fixaient le vide. L’ex mangemort avait tenté de l’arracher de son bras. Colère et hurlements n’avaient pas réussis à déloger cet animal d’argent de son bras. Enfermé dans sa chambre, Louis avait fini par abandonner cette bataille inutile. Et s’endormir. Mais maintenant que le mangemort s’était réveillé, pourquoi ne pas se changer les idées… Après tout, cet endroit ne l’empêchait pas de se promener. Il avait encore du mal à croire qu’à présent, ses paroles, ses actes et ses pensées n’étaient plus contrôlées. Il pouvait se balader dans la rue, clamant haut et fort que Voldemort était un horrible personnage, le défiant à haute voix, bravant des mangemorts imaginaires, et surtout, en insistant bien sur le faut que jamais il n’a cru en cette créature démoniaque. En résumé, personne ne pouvait l’emprisonner. Rien ne pouvait l’empêcher de croire en quelqu’un d’autre. Mais en qui ? Pourtant, il ne regardait pas droit. Mais par terre. Parfois il bousculait les gens, sans faire exprès. Il bredouillait un bref « désolé » puis pressait le pas. Comment croire que c’était bel et bien la réalité et non un rêve ? Une liberté acquise en l’espace de vingt-quatre heures : c’était un énorme cadeau. Mais si c’était une de ces tortures dont Voldemort avait le secret ? Il avait bien trop peur de tomber dans un piège… pour oublier ces craintes, Louis entra dans un endroit qu’il ne connaissait pas encore. Lorsque l’angoisse devenait trop forte, le mangemort fuyait dans un univers où Voldemort n’avait pas prise sur lui. Et aujourd’hui, c’était une salle étrange. Une salle… d’entrainement ? Des objets étranges occupaient les coins des pièces spacieuses. Il n’avait jamais vu ces choses singulières. Etait-ce ces endroits moldus que les athlètes adoraient fréquenter ? Il se surprit à ressentir de la curiosité à l’égard ces endroits non-magiques. Il avait déjà entendu parler de ces endroits. Mais jamais fréquenter. Quand on était mangemort aussi jeune, il valait mieux garder ses passions silencieuses. Louis traversa quelques salles… jusqu’à apercevoir une jeune fille s’entrainer au combat. Tiens donc… Les sorciers ne pouvaient pas vraiment connaitre les sports de combats puisque la baguette était leur unique moyen de défense. Il suffisait de connaitre ses formules. Très peu de sorcier faisaient l’effort de se battre à mains nus. Les mages noires n’avaient qu’à lever leur baguette. Un coup de poing n’aurait pas d’effet… juste une grosse colère et un éclair vert. Appuyé contre le mur, il observa la combattante s’entrainer. Magnifiques mouvements… c’était une telle femme qu’il aurait voulu. A la place, c’était une garce qu’on lui avait coller aux basques, incapable de faire la cuisine. Bonjour les emmerdes. Et avec ça, serpentarde ! Les serpentards, tous des frimeurs. Il avait été à Poufsouffle et cela ne l’avait pas empêcher d’arracher les dents des espions et leurs envoyer des endoloris comme s’il en pleuvait. Un mépris total des poufsouffle elle avait. Alors bien sur, entre eux, rien n’allait. Cependant, il fallait dire que lui-même n’était pas avenant. Son envie allait vers les hommes. Mais s’il fallait épouser une femme, pourquoi pas une endurante, une sportive ? Une championne de Quidditch !
« Si vous voulez vous entraîner, je peux vous laisser la moitié de la salle. - Hein ? » Demanda t-il, sans comprendre ses paroles.
Il l’a regarda un moment, stupéfait, comme s’il avait oublié qu’on pouvait lui parler sans avoir peur d’une punition douloureuse. Quelque part c’était frustrant… il avait vécut presque toute sa vie craint des autres. Il fallait faire avec.
« N-n-n-ooon, non, je ne veux pas m’entrainer. Je ne sais même pas de quoi il s’agit… ce truc… enfin… »
Il avait répliqué d’une voix un peu agressive et distante, mais ce n’était que par habitude. Tout de même, il faudrait s’adapter aux autres dans les prochains temps. Rougissant devant une aussi jolie fille, il préféra s’adresser à son reflet, dans le miroir. Perspective lache, mais qui ne le mettrait pas dans tous ses états. Il fit quelque pas le long de la glace, sans lacher le reflet de la fille des yeux.
« T’es pas une sorcière à ce que je vois. » dit-il sans hésitation. « Une moldue alors. D’où est ce que tu viens ? » Demanda t-il de sa voix trainante et désagréable au possible.
Il se rendit compte que, contrairement à elle, il n’était pas très présentable. De toute évidence, il n’avait pas acheté de nouvelles fringues. Il avait gardé les siennes, sans comprendre qu’ils pourraient être sales et rapiécés à force de trainer dans les rues à ne rien faire. Pire, une barbe naissante commençait à envahir son visage. Peut-on seulement être aussi négligé ? Qu’attendait-il donc pour s’habiller correctement ?
« Tu as des clopes sur toi par hasard ? » demanda t-il d’une voix sourde. |
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